Archives de catégorie MOCHEL

ParDomaine Frédéric Mochel

Ceux qui font vivre le domaine : une aventure collective

On parle souvent du vigneron.
De la vigne.
Du vin.

Mais derrière chaque bouteille, il y a surtout une équipe.
Des femmes et des hommes qui, au fil des saisons, participent à chaque étape, chaque geste, chaque décision.

Au domaine, ils sont quatre à accompagner Guillaume au quotidien :
Gaudéric, Helena, Florian et Aude.

Quatre personnalités différentes.
Quatre regards.
Mais une même implication.


Gaudéric — la force tranquille du vignoble

Toujours aux côtés de Florian, Gaudéric travaille dans les vignes avec constance et précision.

Son terrain de jeu, c’est le grand air.
Mais aussi l’atelier.

Car au-delà du travail de la vigne, il est passionné de mécanique.
Il entretient, répare, adapte les machines selon les besoins du domaine.
Un savoir-faire précieux, qui demande autant de rigueur que d’ingéniosité.

Côté vigne, il apprécie particulièrement ces moments où il redonne vie au matériel, prolonge les outils, les ajuste.
Un travail de fond, discret, mais indispensable.

Et si Gaudéric était un cépage ?
Ce serait le pinot noir : fin, précis, avec du caractère.

un homme dans les vignes


Helena — la mémoire et les mains du domaine

Helena fait partie de ces personnes qui connaissent le domaine dans ses moindres détails.

Depuis de nombreuses années, elle intervient partout où il y a besoin : entretien des bâtiments, aide lors des mises en bouteille, participation aux dégorgements, travaux en vert…

Et lorsque viennent les vendanges, elle est dans les rangs, aux côtés de toute l’équipe des vendangeurs.

Polyvalente, fiable, toujours volontaire, elle incarne cette présence discrète mais essentielle qui fait tenir l’ensemble.

Son moment préféré ?
Les arcures, au printemps.
Un geste technique, mais aussi esthétique, qui donne le ton de la saison.

Si elle était un cépage, ce serait le gewurztraminer : généreux, expressif, avec une vraie personnalité.

une femme devant des bouteilles


Florian — l’énergie du terrain

Florian partage son temps entre les vignes et la cave.

Depuis plusieurs années, il accompagne chaque étape du cycle : travail du sol, vendanges, suivi des vins, manutention… avec sérieux et engagement.

C’est une présence dynamique, toujours prête à aider, à s’adapter, à avancer.

Son moment préféré reste les vendanges.
Pour l’énergie collective, l’intensité, et ce moment unique où tout le travail de l’année prend forme.

À ses yeux, le riesling s’impose comme une évidence :
un cépage droit, précis, avec du caractère.

Et s’il maîtrise un outil à la perfection ?
Le tracteur, sans hésiter.


Aude — le lien avec vous

Au caveau, Aude est souvent la première personne que vous rencontrez.

Elle vous accueille, vous conseille, vous guide dans vos dégustations.
Elle prépare vos commandes, organise les départs de bouteilles, prend en charge la facturation, répond à vos appels et veille à ce que chaque visite se passe dans les meilleures conditions.

Son rôle est essentiel : elle fait le lien entre le travail du domaine… et vous.

Curieuse, attentive, toujours souriante, elle sait rendre le vin accessible, vivant, concret.

Son moment préféré ?
La mise en bouteille.
Pour l’énergie collective et la satisfaction de voir le vin prêt à partir.

Et son outil de prédilection ?
Le tire-bouchon, évidemment.

Si elle était un cépage, ce serait le pinot gris : équilibré, à la fois doux et structuré.


Une équipe, une cohérence

Chacun a son rôle.
Ses gestes.
Son rythme.

Mais ce qui relie Gaudéric, Helena, Florian et Aude, c’est une même attention portée au détail, et une même envie de bien faire.

Le vin est souvent perçu comme une œuvre individuelle.
Il est en réalité profondément collectif.

Et si certaines mains restent dans l’ombre, 01leur travail, lui, se retrouve dans chaque verre.

ParDomaine Frédéric Mochel

En coulisses des mises en bouteille

En coulisses des mises en bouteille : du vin à la bouteille, comment ça marche ?

On imagine souvent que la mise en bouteille est une simple formalité. Le vin est prêt, on le met en bouteille, et l’affaire est faite.

En réalité, c’est un moment clé. Un moment technique. Un moment d’attention extrême.

C’est la dernière étape avant que le vin quitte définitivement la cave.

Après cela, il vivra sa vie ailleurs.


Choisir le bon moment

La mise en bouteille ne se décide pas au hasard.

Avant tout, nous dégustons. Plusieurs fois.
Nous observons l’équilibre, la stabilité, l’expression aromatique.

Un vin doit être prêt.
Ni trop tôt.
Ni trop tard.

La température de la cave, l’état général du vin, la date sur le calendrier lunaire (nous y sommes attentifs puisque nous travaillons en biodynamie) : tout compte.

Mettre en bouteille, c’est figer un instant précis de son évolution.


Préparer la cave et le matériel

Avant le jour J, tout est vérifié.

Les tuyaux, la tireuse, chaque raccord est nettoyé et désinfecté. La moindre impureté pourrait altérer le vin. La rigueur est totale.

Les vins sont également filtrés en amont.

Rien n’est laissé au hasard.


Le jour de la mise : précision et coordination

Le jour venu, le rythme change.

Chacun connaît son rôle.
L’une charge le début de la ligne en bouteilles vides.
L’autre contrôle le niveau et la quantité de bouchons dans le réservoir.
Quand un autre dispose les bouteilles pleines dans des paddocks en bois.

C’est un véritable travail d’équipe.
Fluide, concentré, attentif.

Le vin circule doucement, sans brutalité.
L’objectif est de le préserver, de limiter au maximum l’oxygène, de respecter son intégrité.


Le contrôle qualité : l’œil et le palais

Tout au long de la mise, nous contrôlons.

Nous vérifions :
– la limpidité,
– le niveau de remplissage,
– la qualité du bouchon.

Nous dégustons également des échantillons pendant l’opération.

Ce n’est pas de la méfiance. C’est du respect.

Une fois la bouteille fermée, le vin n’est plus modifiable.
C’est son départ officiel.


Des anecdotes et des imprévus

Malgré la préparation, la mise en bouteille reste un moment vivant.

Il peut y avoir un bouchon défectueux. Une bouteille qui casse. Une machine capricieuse.

Il faut alors réagir rapidement, ajuster, corriger. Rester calme.

C’est aussi ce qui rend ces journées intenses.
Elles demandent concentration, endurance… et parfois un peu d’humour.


Après la mise : le repos

Une fois mises, les bouteilles ne partent pas immédiatement.

Elles se reposent en cave.
Ce temps est nécessaire pour que le vin se stabilise après le léger stress de la mise.

Puis vient l’étiquetage.
Le conditionnement.
La préparation des palettes.

Et enfin, le départ vers vos tables.


Un moment charnière

La mise en bouteille marque une transition.

Le vin quitte le monde de la cave pour entrer dans le vôtre.
Il n’est plus seulement notre responsabilité.
Il devient aussi la vôtre.

Derrière chaque bouteille, il y a :
– des mois de travail à la vigne,
– des choix en cave,
– une journée de précision collective.

La prochaine fois que vous ouvrirez une bouteille du domaine,
vous saurez qu’avant ce simple geste,
il y a eu beaucoup d’attention🍷

ParDomaine Frédéric Mochel

Les sols, la grande priorité du domaine

Sous les rangs de vigne se joue une grande partie de l’avenir de nos vins.
La qualité du sol, sa vie, sa structure, sa capacité à nourrir la plante… tout cela influence directement le style des vins du domaine.

On parle souvent du cépage, du millésime, de l’élevage.
Mais tout commence bien plus bas : dans le sol.

Au domaine, prendre soin des sols n’est pas une option.
C’est une priorité quotidienne.


Un sol vivant plutôt qu’un sol “propre”

Un sol nu n’est pas un sol en bonne santé.
Contrairement à une idée longtemps répandue, la terre ne doit pas être laissée à découvert.

Un sol vivant est un sol :
– couvert,
– aéré,
– nourri,
– habité par des micro-organismes.

C’est pour cela que nous semons des engrais verts entre les rangs de vigne.
Ils ne sont pas là par hasard. Ils jouent plusieurs rôles essentiels.


Les engrais verts : des alliés naturels

Les engrais verts sont des mélanges de plantes semées spécialement pour le sol : légumineuses, graminées, fleurs mellifères, crucifères…

Leur mission est multiple.

Ils protègent d’abord la structure du sol.
Leurs racines l’aèrent, le décompactent, facilitent la circulation de l’eau.

Ils nourrissent ensuite la terre.
Certaines plantes captent l’azote de l’air et le restituent naturellement.
D’autres apportent de la matière organique une fois broyées et restituées au sol.

Ils limitent aussi l’érosion.
En cas de fortes pluies, le sol reste en place.

Enfin, ils favorisent la biodiversité.
Et c’est un point clé.


Des “pistes cyclables” pour insectes

Les couverts végétaux créent de véritables couloirs de circulation pour la petite faune.
Insectes, pollinisateurs, auxiliaires du vignoble y trouvent refuge et nourriture 🐞

Ces zones végétalisées sont comme des réseaux de circulation vivants entre les parcelles.
Elles favorisent les équilibres naturels.

Plus la biodiversité est riche, plus le vignoble est résilient.
C’est un principe fondamental en agriculture biologique et biodynamique.

Nous ne cherchons pas à lutter contre la nature.
Nous cherchons à travailler avec elle.


Agriculture biologique et biodynamique : une cohérence de pratiques

Notre travail des sols s’inscrit dans une démarche globale.
En agriculture biologique et biodynamique, l’objectif n’est pas seulement d’éviter les produits de synthèse.

Il s’agit surtout de :
– renforcer la vitalité des sols,
– soutenir la plante,
– encourager les équilibres naturels.

Les préparations biodynamiques, les rythmes de travail, l’observation du vivant font partie de cette approche.
Le sol n’est pas un support.
C’est un organisme à part entière.


Un impact direct dans le verre

Un sol vivant donne des vignes plus équilibrées.
Des racines plus profondes.
Une meilleure résistance aux stress climatiques.

Cela se traduit dans les raisins.
Puis dans les vins.

Plus de précision.
Plus d’expression du terroir.
Plus d’énergie.

Ce travail est discret.
Invisible pour la plupart des visiteurs.
Mais il est présent dans chaque bouteille.


Prendre soin de la terre, sur le long terme

Le travail du sol est un engagement de patience.
On ne “corrige” pas un sol en une saison.

C’est un accompagnement sur des années.
Par petites décisions.
Par gestes répétés.

Parce qu’un grand vin commence toujours par une terre respectée.

ParDomaine Frédéric Mochel

L’hiver à la cave : quand le vin continue de grandir en silence

Lorsque l’hiver s’installe sur le vignoble, les rangs se figent, les paysages se voilent parfois de brume ou de givre, et la vigne entre dans son repos.
Vu de l’extérieur, tout semble calme.
Pourtant, derrière les portes de la cave, le travail se poursuit, discret mais essentiel.

Contrairement aux idées reçues, l’hiver n’est pas une période creuse au domaine.
C’est un temps lent, précis, où chaque geste compte pour accompagner les vins vers leur équilibre.

Le repos des vins, une étape clé

Après les fermentations, l’hiver est avant tout un temps de repos.
Les vins se posent, s’affinent, trouvent peu à peu leur harmonie.

Dans la fraîcheur naturelle de la cave, les températures basses favorisent une clarification naturelle.
Les particules les plus fines se déposent doucement au fond des foudres et des cuves.
Rien n’est brusqué.
Le temps fait son œuvre, comme il le fait depuis toujours.

Les soutirages : accompagner sans intervenir

L’hiver est aussi la saison des soutirages.
Cette opération consiste à séparer le vin clair des lies déposées au fond des foudres, cuves ou jarres.

Le soutirage permet d’apporter de la netteté au vin, tout en respectant son identité.
Il s’agit d’un travail d’observation et de décision :
quand intervenir, comment, et parfois… choisir de ne pas le faire.

Chaque vin est suivi individuellement, avec attention et humilité.

L’élevage : patience et précision

Les mois froids sont fondamentaux pour l’élevage des vins.
Qu’ils reposent en foudres anciens, en cuves inox ou dans d’autres contenants, les vins évoluent lentement (surtout dans les jarres).

Ils gagnent en profondeur, en structure, en complexité.
C’est une période où l’on écoute beaucoup, où l’on goûte régulièrement, où l’on ajuste avec parcimonie.

L’hiver enseigne la patience.
Il rappelle que le vin ne se fabrique pas, il s’accompagne.

Une cave bien vivante

Pendant que les vins poursuivent leur chemin, la cave, elle, reste en mouvement.

L’hiver est le moment idéal pour :
– entretenir le matériel,
– nettoyer et préparer les contenants,
– vérifier chaque outil, chaque installation.

C’est un travail moins visible, mais indispensable.
Il garantit la qualité et la sérénité des mois à venir.

Préparer les commandes, accueillir les visiteurs

L’hiver est aussi une saison de rencontres.
Au caveau, les commandes se préparent, les cartons s’empilent, les bouteilles quittent la cave pour rejoindre vos tables.

Nous accueillons également les visiteurs, curieux de découvrir le domaine dans une atmosphère plus intime.
Les dégustations se font alors dans une ambiance feutrée, propice à l’échange et à la discussion.

Loin d’une pause, un temps fondateur

L’hiver n’est pas une pause dans le travail du vigneron.
C’est un temps fondamental, souvent invisible, mais déterminant pour nos vins.

C’est dans ce silence, dans cette lenteur assumée, que se dessinent les équilibres futurs.
Le printemps viendra assez tôt.
Pour l’heure, la cave veille.