Archives de l’auteur Domaine Frédéric Mochel

ParDomaine Frédéric Mochel

En coulisses des mises en bouteille

En coulisses des mises en bouteille : du vin à la bouteille, comment ça marche ?

On imagine souvent que la mise en bouteille est une simple formalité. Le vin est prêt, on le met en bouteille, et l’affaire est faite.

En réalité, c’est un moment clé. Un moment technique. Un moment d’attention extrême.

C’est la dernière étape avant que le vin quitte définitivement la cave.

Après cela, il vivra sa vie ailleurs.


Choisir le bon moment

La mise en bouteille ne se décide pas au hasard.

Avant tout, nous dégustons. Plusieurs fois.
Nous observons l’équilibre, la stabilité, l’expression aromatique.

Un vin doit être prêt.
Ni trop tôt.
Ni trop tard.

La température de la cave, l’état général du vin, la date sur le calendrier lunaire (nous y sommes attentifs puisque nous travaillons en biodynamie) : tout compte.

Mettre en bouteille, c’est figer un instant précis de son évolution.


Préparer la cave et le matériel

Avant le jour J, tout est vérifié.

Les tuyaux, la tireuse, chaque raccord est nettoyé et désinfecté. La moindre impureté pourrait altérer le vin. La rigueur est totale.

Les vins sont également filtrés en amont.

Rien n’est laissé au hasard.


Le jour de la mise : précision et coordination

Le jour venu, le rythme change.

Chacun connaît son rôle.
L’une charge le début de la ligne en bouteilles vides.
L’autre contrôle le niveau et la quantité de bouchons dans le réservoir.
Quand un autre dispose les bouteilles pleines dans des paddocks en bois.

C’est un véritable travail d’équipe.
Fluide, concentré, attentif.

Le vin circule doucement, sans brutalité.
L’objectif est de le préserver, de limiter au maximum l’oxygène, de respecter son intégrité.


Le contrôle qualité : l’œil et le palais

Tout au long de la mise, nous contrôlons.

Nous vérifions :
– la limpidité,
– le niveau de remplissage,
– la qualité du bouchon.

Nous dégustons également des échantillons pendant l’opération.

Ce n’est pas de la méfiance. C’est du respect.

Une fois la bouteille fermée, le vin n’est plus modifiable.
C’est son départ officiel.


Des anecdotes et des imprévus

Malgré la préparation, la mise en bouteille reste un moment vivant.

Il peut y avoir un bouchon défectueux. Une bouteille qui casse. Une machine capricieuse.

Il faut alors réagir rapidement, ajuster, corriger. Rester calme.

C’est aussi ce qui rend ces journées intenses.
Elles demandent concentration, endurance… et parfois un peu d’humour.


Après la mise : le repos

Une fois mises, les bouteilles ne partent pas immédiatement.

Elles se reposent en cave.
Ce temps est nécessaire pour que le vin se stabilise après le léger stress de la mise.

Puis vient l’étiquetage.
Le conditionnement.
La préparation des palettes.

Et enfin, le départ vers vos tables.


Un moment charnière

La mise en bouteille marque une transition.

Le vin quitte le monde de la cave pour entrer dans le vôtre.
Il n’est plus seulement notre responsabilité.
Il devient aussi la vôtre.

Derrière chaque bouteille, il y a :
– des mois de travail à la vigne,
– des choix en cave,
– une journée de précision collective.

La prochaine fois que vous ouvrirez une bouteille du domaine,
vous saurez qu’avant ce simple geste,
il y a eu beaucoup d’attention🍷

ParDomaine Frédéric Mochel

Les sols, la grande priorité du domaine

Sous les rangs de vigne se joue une grande partie de l’avenir de nos vins.
La qualité du sol, sa vie, sa structure, sa capacité à nourrir la plante… tout cela influence directement le style des vins du domaine.

On parle souvent du cépage, du millésime, de l’élevage.
Mais tout commence bien plus bas : dans le sol.

Au domaine, prendre soin des sols n’est pas une option.
C’est une priorité quotidienne.


Un sol vivant plutôt qu’un sol “propre”

Un sol nu n’est pas un sol en bonne santé.
Contrairement à une idée longtemps répandue, la terre ne doit pas être laissée à découvert.

Un sol vivant est un sol :
– couvert,
– aéré,
– nourri,
– habité par des micro-organismes.

C’est pour cela que nous semons des engrais verts entre les rangs de vigne.
Ils ne sont pas là par hasard. Ils jouent plusieurs rôles essentiels.


Les engrais verts : des alliés naturels

Les engrais verts sont des mélanges de plantes semées spécialement pour le sol : légumineuses, graminées, fleurs mellifères, crucifères…

Leur mission est multiple.

Ils protègent d’abord la structure du sol.
Leurs racines l’aèrent, le décompactent, facilitent la circulation de l’eau.

Ils nourrissent ensuite la terre.
Certaines plantes captent l’azote de l’air et le restituent naturellement.
D’autres apportent de la matière organique une fois broyées et restituées au sol.

Ils limitent aussi l’érosion.
En cas de fortes pluies, le sol reste en place.

Enfin, ils favorisent la biodiversité.
Et c’est un point clé.


Des “pistes cyclables” pour insectes

Les couverts végétaux créent de véritables couloirs de circulation pour la petite faune.
Insectes, pollinisateurs, auxiliaires du vignoble y trouvent refuge et nourriture 🐞

Ces zones végétalisées sont comme des réseaux de circulation vivants entre les parcelles.
Elles favorisent les équilibres naturels.

Plus la biodiversité est riche, plus le vignoble est résilient.
C’est un principe fondamental en agriculture biologique et biodynamique.

Nous ne cherchons pas à lutter contre la nature.
Nous cherchons à travailler avec elle.


Agriculture biologique et biodynamique : une cohérence de pratiques

Notre travail des sols s’inscrit dans une démarche globale.
En agriculture biologique et biodynamique, l’objectif n’est pas seulement d’éviter les produits de synthèse.

Il s’agit surtout de :
– renforcer la vitalité des sols,
– soutenir la plante,
– encourager les équilibres naturels.

Les préparations biodynamiques, les rythmes de travail, l’observation du vivant font partie de cette approche.
Le sol n’est pas un support.
C’est un organisme à part entière.


Un impact direct dans le verre

Un sol vivant donne des vignes plus équilibrées.
Des racines plus profondes.
Une meilleure résistance aux stress climatiques.

Cela se traduit dans les raisins.
Puis dans les vins.

Plus de précision.
Plus d’expression du terroir.
Plus d’énergie.

Ce travail est discret.
Invisible pour la plupart des visiteurs.
Mais il est présent dans chaque bouteille.


Prendre soin de la terre, sur le long terme

Le travail du sol est un engagement de patience.
On ne “corrige” pas un sol en une saison.

C’est un accompagnement sur des années.
Par petites décisions.
Par gestes répétés.

Parce qu’un grand vin commence toujours par une terre respectée.

ParDomaine Frédéric Mochel

L’hiver à la cave : quand le vin continue de grandir en silence

Lorsque l’hiver s’installe sur le vignoble, les rangs se figent, les paysages se voilent parfois de brume ou de givre, et la vigne entre dans son repos.
Vu de l’extérieur, tout semble calme.
Pourtant, derrière les portes de la cave, le travail se poursuit, discret mais essentiel.

Contrairement aux idées reçues, l’hiver n’est pas une période creuse au domaine.
C’est un temps lent, précis, où chaque geste compte pour accompagner les vins vers leur équilibre.

Le repos des vins, une étape clé

Après les fermentations, l’hiver est avant tout un temps de repos.
Les vins se posent, s’affinent, trouvent peu à peu leur harmonie.

Dans la fraîcheur naturelle de la cave, les températures basses favorisent une clarification naturelle.
Les particules les plus fines se déposent doucement au fond des foudres et des cuves.
Rien n’est brusqué.
Le temps fait son œuvre, comme il le fait depuis toujours.

Les soutirages : accompagner sans intervenir

L’hiver est aussi la saison des soutirages.
Cette opération consiste à séparer le vin clair des lies déposées au fond des foudres, cuves ou jarres.

Le soutirage permet d’apporter de la netteté au vin, tout en respectant son identité.
Il s’agit d’un travail d’observation et de décision :
quand intervenir, comment, et parfois… choisir de ne pas le faire.

Chaque vin est suivi individuellement, avec attention et humilité.

L’élevage : patience et précision

Les mois froids sont fondamentaux pour l’élevage des vins.
Qu’ils reposent en foudres anciens, en cuves inox ou dans d’autres contenants, les vins évoluent lentement (surtout dans les jarres).

Ils gagnent en profondeur, en structure, en complexité.
C’est une période où l’on écoute beaucoup, où l’on goûte régulièrement, où l’on ajuste avec parcimonie.

L’hiver enseigne la patience.
Il rappelle que le vin ne se fabrique pas, il s’accompagne.

Une cave bien vivante

Pendant que les vins poursuivent leur chemin, la cave, elle, reste en mouvement.

L’hiver est le moment idéal pour :
– entretenir le matériel,
– nettoyer et préparer les contenants,
– vérifier chaque outil, chaque installation.

C’est un travail moins visible, mais indispensable.
Il garantit la qualité et la sérénité des mois à venir.

Préparer les commandes, accueillir les visiteurs

L’hiver est aussi une saison de rencontres.
Au caveau, les commandes se préparent, les cartons s’empilent, les bouteilles quittent la cave pour rejoindre vos tables.

Nous accueillons également les visiteurs, curieux de découvrir le domaine dans une atmosphère plus intime.
Les dégustations se font alors dans une ambiance feutrée, propice à l’échange et à la discussion.

Loin d’une pause, un temps fondateur

L’hiver n’est pas une pause dans le travail du vigneron.
C’est un temps fondamental, souvent invisible, mais déterminant pour nos vins.

C’est dans ce silence, dans cette lenteur assumée, que se dessinent les équilibres futurs.
Le printemps viendra assez tôt.
Pour l’heure, la cave veille.

ParDomaine Frédéric Mochel

Trouverez vous la bouteille mystère ?

Il y a quelques semaines, lors de l’étiquetage de notre Riesling Alsace Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2020 — Cuvée Henriette,
un petit imprévu s’est invité dans la production.


Au milieu de centaines d’étiquettes parfaitement imprimées, l’une d’elles s’est retrouvée barrée d’un large trait rouge.
Une seule.
Unique.
Et donc forcément… intrigante.

Plutôt que de la mettre de côté, nous avons décidé d’en faire le point de départ d’un jeu :
transformer une simple erreur en véritable chasse au trésor.

Lorsque vous achetez un carton de 6 bouteilles de cette cuvée, vous participez automatiquement.
Si votre carton contient la bouteille marquée de la fameuse barre rouge, vous remportez un magnum de Riesling Alsace Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2023 – Cuvée Henriette.
Un magnum rare, issu d’un millésime déjà très prometteur, que vous pourrez venir récupérer directement au domaine.

Une manière ludique de célébrer la sortie de cette cuvée, et de rappeler que même dans la rigueur de notre métier, les surprises ont parfois leur place.

Bonne chance dans votre chasse à la bouteille mystère !
Et qui sait… peut-être serez-vous l’heureuse gagnante ou l’heureux gagnant de ce magnum inattendu.

Magnum à retirer au domaine.